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Archive for May, 2014

Souvenirs

SOUVENIRS

trop de souvenirs
pour un jeune homme
Je peux goûter la Gitanes
sur sa langue éclectique
elle a pris mon café
J’ai dit, “vous avez votre propre”
et elle cracha dans la mienne
et mettre bas
et j’ai demandé,
“Est-ce mépris?”
et elle a dit, “non,
je t’aime”
et une larme
roulé de son œil
et je savais
les limitations
de ma propre existence
et elle me manque encore

MEMORIES

too many memories
for a young man
I can taste the Gitanes
on her eclectic tongue
she picked up my coffee
I said, “you have your own,”
and she spat in mine
and put it down
and I asked,
“is that defiance?”
and she said, “non,
je t’aime,”
and a tear
rolled from her eye
and I knew
the limitations
of my own existence
and I miss her still

© James Sapsard 2014

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LETTRE À UN AMOUR PERDU

Je n’ai jamais aimé
personne
comme je la désirais

Je me souviens du jour
la E-Type arrêté
Je suis auto-stop

elle a glissé vers moi
Je me glissai dans
elle s’est assise sur mes genoux

son amant
rugit
elle se laissa tomber sur moi

de pur King’s Road,
nylon pure,
36″ jambes huilé

autant de lieux
elle n’avait jamais été
Je la prends maintenant

je joue
avec des anagrammes
de son nom

je rêve
un jour, elle va marcher
par ma fenêtre

dans les bras
d’un autre
encore m’aimer

LETTER TO A LOST LOVE

I never loved
anyone
like I desired her

I remember the day
the E-type stopped
I was thumbing

she slid out
I slid in
she sat on my lap

her boyfriend
roared
she sank into me

pure King’s Road,
sheer nylon,
36″ oiled legs

so many places
she’d never been
I’d take her now

I play
with anagrams
of her name

I dream
one day she’ll walk
by my window

in the arms
of another
yet loving me

© James Sapsard 2014

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Après Baudelaire

APRÈS BAUDELAIRE

nous rions sans cesse ne pas avoir besoin
de comprendre un mot l’autre dit.
il n’y a rien à dire, il n’y a rien à signaler.
nous sommes sûrs comme sa salive remplit ma bouche.
Je bois de chacun de ses fontaines.
au goût de ses larmes, c’est d’aimer une femme
plus que toute femme a jamais aimé
et si je lui dis, elle va dire que je suis fou
parce que je l’ai connu pendant une seconde.

nous allons embrasser jusquà ce que nos larmes sont partis,
toutes nos craintes apaisées et réparées,
toutes nos blessures supprimés de la mémoire
et si elle me demande d’y aller, je vais laisser tranquillement
et reconnaissant pour le goût de ses larmes
sachant ma mémoire ne peut jamais renoncer
la symétrie de son visage et l’amour
dont le sang et les rêves sont composés.

et encore, sa présence me submerger,
remplir mes salles, ma vie et mes visions
à l’absinthe, la débauche et pur amour
car elle est la physicalité sublime de la rêverie,
le secret de l’Univers. elle est cette femme.

elle regarde avec envie dans les yeux, en état d’ébriété,
franche et belle et chuchotements, « merde »
parce qu’elle m’aime et qui est son honnêteté.
Je suis un poète dépouillé de la métaphore et de la raison.
elle m’apprend que notre amour se développe dans le silence,
que notre passion est contrainte, pas l’obsession et
que l’hiver et les rêves peuvent jamais froid.
J’avale le baiser humide de ses lèvres boudeuses de tabac.

AFTER BAUDELAIRE

we laugh endlessly not understanding,
nor needing to, a word each other says.
there is nothing to talk about, nothing to say.
we are safe now as her saliva fills my mouth.
I drink from all of her fountains.
to taste her tears is to love a woman
more than any woman was ever loved
and if I tell her, she will say I am mad
because I have known her for one second.

we will embrace until our tears are gone,
all our fears abated and mended,
all our wounds removed from memory
and if she asks me to go, I will leave quietly
and grateful for the taste of her tears
knowing my memory can never relinquish
the symmetry of her visage and the love
of which her blood and dreams are composed.

and still, her presence will overwhelm me,
filling my rooms, my life and my visions
with absinthe, debauchery and purest love
for she is the sublime physicality of reverie,
the secret of the Universe. she is this woman.

she gazes longingly into my eyes, intoxicated,
candid and beautiful and whispers, “merde”
because she loves me and that is her honesty.
I am a poet stripped of metaphor and reason.
she teaches me that our love thrives in silence,
that our passion is compulsion, not obsession and
that winter and dreams can never be cold again.
I gulp the moist kiss of her pouting tobacco lips.

© James Sapsard 2014

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