Après Baudelaire

APRÈS BAUDELAIRE

nous rions sans cesse ne pas avoir besoin
de comprendre un mot l’autre dit.
il n’y a rien à dire, il n’y a rien à signaler.
nous sommes sûrs comme sa salive remplit ma bouche.
Je bois de chacun de ses fontaines.
au goût de ses larmes, c’est d’aimer une femme
plus que toute femme a jamais aimé
et si je lui dis, elle va dire que je suis fou
parce que je l’ai connu pendant une seconde.

nous allons embrasser jusquà ce que nos larmes sont partis,
toutes nos craintes apaisées et réparées,
toutes nos blessures supprimés de la mémoire
et si elle me demande d’y aller, je vais laisser tranquillement
et reconnaissant pour le goût de ses larmes
sachant ma mémoire ne peut jamais renoncer
la symétrie de son visage et l’amour
dont le sang et les rêves sont composés.

et encore, sa présence me submerger,
remplir mes salles, ma vie et mes visions
à l’absinthe, la débauche et pur amour
car elle est la physicalité sublime de la rêverie,
le secret de l’Univers. elle est cette femme.

elle regarde avec envie dans les yeux, en état d’ébriété,
franche et belle et chuchotements, « merde »
parce qu’elle m’aime et qui est son honnêteté.
Je suis un poète dépouillé de la métaphore et de la raison.
elle m’apprend que notre amour se développe dans le silence,
que notre passion est contrainte, pas l’obsession et
que l’hiver et les rêves peuvent jamais froid.
J’avale le baiser humide de ses lèvres boudeuses de tabac.

AFTER BAUDELAIRE

we laugh endlessly not understanding,
nor needing to, a word each other says.
there is nothing to talk about, nothing to say.
we are safe now as her saliva fills my mouth.
I drink from all of her fountains.
to taste her tears is to love a woman
more than any woman was ever loved
and if I tell her, she will say I am mad
because I have known her for one second.

we will embrace until our tears are gone,
all our fears abated and mended,
all our wounds removed from memory
and if she asks me to go, I will leave quietly
and grateful for the taste of her tears
knowing my memory can never relinquish
the symmetry of her visage and the love
of which her blood and dreams are composed.

and still, her presence will overwhelm me,
filling my rooms, my life and my visions
with absinthe, debauchery and purest love
for she is the sublime physicality of reverie,
the secret of the Universe. she is this woman.

she gazes longingly into my eyes, intoxicated,
candid and beautiful and whispers, “merde”
because she loves me and that is her honesty.
I am a poet stripped of metaphor and reason.
she teaches me that our love thrives in silence,
that our passion is compulsion, not obsession and
that winter and dreams can never be cold again.
I gulp the moist kiss of her pouting tobacco lips.

© James Sapsard 2014

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